AGONIE DE JESUS AU JARDIN DES OLIVIERS

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AGONIE DE JESUS AU JARDIN DES OLIVIERS

Message  Admin le Dim 2 Sep - 16:52



21.4.2011 : Jeudi Saint.
Le soir du Jeudi saint

Mes enfants, je vous remercie de rester en ma compagnie… ne me laissez pas seul. Plongez dans les douleurs de ma Passion, vivez-la-là comme si elle était vôtre, votre présence à mes côtés apaise mon agonie, à l’heure de votre mort, je ne vous laisserai pas seuls, je ne vous oublierai pas.
Oh Gethsémani…
Dans la tristesse de cette nuit, une angoisse permanente m’envahissait, la peur me saisissait, mon cœur se lamentait. Ils ne m’avaient pas compris… J’étais leur Roi d’Amour mais de ce roi-là, ils n’en voulaient pas. A la vue de tout ce qui m’attendait, je priais mon Père d’éloigner de moi ce calice, je ressentais profondément ma condition d’homme devant la mort qui m’attendait… Tout mon corps tremblait d’angoisse, je vivais mes dernières heures, ce Jardin des Oliviers qui avait recueillis des moments agréables prenait part à ma dernière détresse, mes disciples n’en n’étaient pas conscients, ils n’avaient pas saisi la portée de mes paroles… je les voyais sombrer un à un dans le sommeil alors que j’avais besoin d‘être soutenu, aimé… Pierre même, était loin d’imaginer ce cauchemar que je vivais et que je vivrais dans les heures qui allaient suivre. Mon cœur en émoi contrastait avec le calme de cette nuit paisible qui a été la plus douloureuse et la plus longue de ma courte existence sur terre. Je priais mon Père de m’aider à supporter dignement les épreuves qui m’attendaient, veillant sur moi, un ange me réconfortait.
Je pensais à ma Mère, ma passion était sa passion, elle allait vivre des heures effroyables, l’être que j’avais le plus aimé au monde, allait vivre les moments les plus pénibles de sa vie, son fils innocent qu’elle chérissait allait être supprimé de cette terre dans des conditions atroces, je la voyais déjà sur le chemin du calvaire, se raccrocher à moi comme un enfant à sa mère… son Fils baignant sans son propre sang, livré aux mains de ses oppresseurs, quel supplice pour elle… Quel supplice pour moi de la voir supporter tout cela… mon cœur se déchirait… Je laissais derrière moi ceux qui m’aimaient, je les voyais aussi sangloter…
J’essayais de fermer les yeux, de m’endormir mais mon angoisse se faisait plus pesante… qui peut l’imaginer, qui peut éprouver ce que j’éprouvais en cette nuit de Gethsémani; oh comme j’aurai voulu que tout soit déjà terminé. Dans ce silence où la mort se profilait, j’avais l’impression que tous les démons étaient sortis de l’enfer pour me narguer, je les entendais «Tu n’es pas le Fils de Dieu, ton sacrifice ne sert à rien» « pense à ceux que tu vas laisser, serais-tu égoïste au point de ne penser qu’à toi… » «Enfuis-toi loin d’ici… »
Dans ce «Pressoir des huiles», je voyais ma Passion dans les moindres détails, un relent de dégout m’envahissait lorsque je vis mes bourreaux s’acharner sur mon corps avec tant de désinvolture comme si j’étais leur «chose». Je voyais ceux que j’allais sauver à travers les siècles et ceux que ma Passion laisserait de glace, ceux qui ne voudraient pas de mon Pardon ni de ma Miséricorde, je voyais cette fin des temps qui approchait où j’envoyais à travers le monde mes petits instruments vulnérables, rappeler ma Parole à ceux qui l’ont oublié, je voyais mon adversaire les persécuter tout comme ils avaient essayé de me faire plier… Rien ne leur fut épargné, je vis toutes leurs souffrances, mon Père ne m’a rien caché, grande est ma tendresse envers eux, je voyais les larmes pleins les yeux, mes petits instruments des derniers temps souffrant de ne pas être écouté, je voyais couler de leurs yeux, leurs larmes d’amertume de se sentir rejetés, ridiculisés… mes enfants, il y a de nombreux prophètes de par le monde, certains sont envoyés par moi, d’autres pas, ne les confondez pas.
Je voyais tous les temps, toutes les misères du monde, du plus petit au plus grand des péchés, rien ne me fut épargné, que ce soit l’indifférence à mon égard, l’égoïsme et le matérialisme, l’orgueil et la cupidité, les péchés de la chair, tout défilait devant mes yeux, je suis venu sur terre il y a deux mille ans pour que tous aient la vie en plénitude, cependant, au fil des siècles, seul mon petit troupeau a persévéré, persévère et persévèrera jusqu’à la fin… du reste de mes enfants, je n’ai reçu qu’opprobres, indifférence, mépris ou méchanceté.
Oui, tout me fut montré, je fus pris d’une émotion si violente que j’en tombais la face contre terre, une sueur de sang baignait tout mon corps… Quelle agonie, quelle agonie mes enfants en ces instants où tout me fut dévoilé. A quelques mètres de là, ceux qui voulaient me voir crucifié approchaient, j’entendais les bruits de leurs pas mêlé au son de leur voix, j’apercevais au loin la lueur de leurs torches, mon sang fit un tour dans mes veines, mon cœur palpitait de plus belle… la mort venait à moi, je l’attendais au travers de ce baiser de la trahison…
L’homme inconscient de sa propre misère ne veut pas de mon aide et pourtant, aujourd’hui encore, moi, l’Oint Royal envoyé par mon Père, le Rédempteur de son âme, je lui tends les bras, je l’attends, Je suis sa route à suivre, son Pardon, sa Vérité et sa Vie. Heureux qui l’a compris !


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